Installation & Mise en œuvre

Les techniques de mise en œuvre du tube de cuivre SANCO® sont les mêmes que celles utilisées pour les autres tubes de cuivre (pose, cintrage, assemblage, brasage, sertissage, etc.). Les seules recommandations concernant l’emploi du tube de cuivre SANCO® sont celles ayant trait aux règles de l’art et au travail bien fait, comme le requiert tout matériau performant.

C’est pourquoi nous rappelons les principales précautions d’emploi afin qu’aucune condition de pose défectueuse ne vienne contrarier la longévité naturelle du tube de cuivre SANCO®.

LE FAÇONNAGELA DÉCOUPE ET L'ÉBAVURAGELE RECUITLE CINTRAGELE BRASAGE FORTLE BRASAGE TENDREL’ ASSEMBLAGE PAR RACCORDS MÉCANIQUES DÉMONTABLESRACCORDS À SERTIR
Avec le tube de cuivre, le maître d’ouvrage ou l’installateur ne fait appel qu’à un seul produit multifonction quelle que soit la nature de l’installation projetée. Sur le plan fonctionnel, une des qualités “recuit”, “demi dur”, ou “écroui” peut toujours se substituer à l’autre, si nécessaire. Par ailleurs, les qualités inégalables de malléabilité et de soudabilité du tube de cuivre en font un matériau idéal lorsqu’il faut, comme c’est le cas dans le bâtiment, épouser différents contours de cloisons, plafonds, etc. sans nuire à l’esthétique.

Ainsi, le tube de cuivre permet sans aucune difficulté de réaliser :

• Ie cintrage avec des rayons courts,

• Ie raccordement par brasage ou sertissage,

• Ies emboîtements, soit par expansion, soit par rétreint,

• Ies piquages d’un tube sur l’autre,

• Ies collets battus qui permettent le raccordement mécanique aux appareils sanitaires.

Le cumul de tous ces avantages fait que le tube en cuivre est le matériau qui se pose le plus facilement et le plus rapidement : un atout économique incontestable.

Plutôt qu’une scie, utiliser un coupe-tube car ce dernier ne laisse pas de particules de métal dont la présence peut être néfaste au fonctionnement des organes de distribution (robinets-vannes) et assure un plan de coupe parfaitement perpendiculaire à l’axe du tube. Dans tous les cas, éliminer les bavures laissées par la coupe. Si la découpe a été faite à la scie à main, éliminer la bavure (constituée par des grains de sciure non détachés du tube) à l’alésoir ou à la lime à fine dentelure, redresser éventuellement à la lime plate la perpendiculaire du plan de coupe.
Pour en savoir plus, consultez la fiche conseil du centre du cuivre
Pour donner de la malléabilité aux tubes écrouis, il est parfois nécessaire de les chauffer, puis de les refroidir à la température ambiante ou en les aspergeant d’eau. Les tubes seront chauffés à l’endroit de la partie à recuire avec la flamme du chalumeau, jusqu’à ce que cette partie soit portée à la température correspondant à la couleur rouge sombre. Pour que le recuit soit effectif, il suffit que le tube ait été simplement porté à cette température. En effet, un maintien en température risquerait de rendre le cuivre poreux et cassant par oxydation, sans qu’il soit possible par la suite de le ramener à son état initial.
La mise en forme des tubes par cintrage représente le moyen optimum pour obtenir un changement de direction des tubes en toute sécurité, il permet d’éviter le chauffage du tube dans la plupart des cas, notamment lors de l’utilisation de tube demi-dur ou recuit, et présente l’avantage de réduire les pertes de charge. Les procédés de cintrage courants, pince à cintrer, cintreuse d’établi, machine à cintrer, sont fonction de l’état métallurgique des tubes. Les tubes de cuivre recuits peuvent être cintrés à la main, chaque fois que l’on n’a pas besoin de réaliser un rayon de cintrage de faible valeur, et lorsqu’il n’y a pas de contrainte esthétique (cas des canalisations encastrées).

Pour en savoir plus, consultez les fiches conseils du centre du cuivre

Coude à 90° cintreuse d’établi

Coude 90° cintreuse arbalète

Coude < 90° cintreuse d’établi

Coude < 90° cintreuse arbalète

Chapeau de gendarme

Baïonnette cintreuse d’établi

Chapeau de gendarme cintreuse d’établi

Baïonnette cintreuse arbalète

Chapeau de gendarme cintreuse arbalète

Baïonnette excentrée

Dessautage cintreuse d’établi

Dessautage cintreuse arbalète

Coude plus casse

tableau-parametrage-cintrage-tableau-tubes-cuivre-nus

Les prescriptions générales concernant les travaux d’assemblage des tubes de cuivre aux raccords en cuivre ou des tubes et raccords en cuivre à d’autres matériaux de canalisations sont défi nies par le DTU 60.5 “Canalisations en cuivre”. Le brasage par capillarité, grâce à sa grande simplicité de mise en œuvre et à sa grande fiabilité, est une technique facile et particulièrement bien adaptée au cuivre.
On distingue en fonction de la température à laquelle s’effectue l’opération :
• le brasage tendre T < 450°C
• le brasage fort T > 450°C

Pour en savoir plus, consultez la fiche conseil du centre du cuivre

tableau-metaux-d-apport-brasure-forte

Le brasage tendre se réalise avec des alliages d’apport dont le point de fusion est inférieur à 450°C.
En pratique, on utilise pour ce type de brasage des métaux d’apport à base d’étain (4) dont le point de fusion se situe généralement autour de 250°C.
Le brasage tendre sera préféré au brasage fort pour les travaux d’assemblage sur les canalisations d’eau froide.
En effet, il est connu que le grossissement exagéré des grains de métal (brûlure du métal) consécutif à un chauffage excessif, peut être un facteur de désordre sur les canalisations d’eau froide. Avec la brasure tendre dont le point de fusion est bas, ce risque n’existe pas. Quant aux caractéristiques mécaniques du brasage tendre, elles sont largement performantes et sûres.

Pour en savoir plus, consultez la fiche conseil du centre du cuivre

tableau-metaux-d-apport-brasure-tendre

assemblage-400x385Le brasage tendre se réalise avec des alliages d’apport dont le point de fusion est inférieur à 450°C.
En pratique, on utilise pour ce type de brasage des métaux d’apport à base d’étain (4) dont le point de fusion se situe généralement autour de 250°C.
Le brasage tendre sera préféré au brasage fort pour les travaux d’assemblage sur les canalisations d’eau froide.
En effet, il est connu que le grossissement exagéré des grains de métal (brûlure du métal) consécutif à un chauffage excessif, peut être un facteur de désordre sur les canalisations d’eau froide. Avec la brasure tendre dont le point de fusion est bas, ce risque n’existe pas. Quant aux caractéristiques mécaniques du brasage tendre, elles sont largement performantes et sûres.

  • Raccords à compression : Ils ne nécessitent aucun façonnage spécifique des extrémités des tubes à assembler.
  • Raccords à collet-battu : La formation du collet est réalisée avec un outillage spécifique à façonner les collets. Ils peuvent être utilisés pour les tubes recuits, demi-durs ou écrouis. Dans ce dernier cas, la partie du tube écroui assurant l’étanchéité doit être préalablement recuite.
  • Raccords à collet repoussé : L’extrémité du tube doit être évasée en cône à l’aide d’une broche dont la forme conique correspond à celle du raccord.
  • Raccords instantanés : Ces raccords qui ne nécessitent qu’un outillage léger, généralement fournis par les fabricants, sont démontables, réutilisables et particulièrement bien adaptés à des interventions peu importantes comme l’obturation provisoire d’un circuit.
C’est une technique de raccordement à froid des tubes
de chauffage, plomberie, solaire et réseaux gaz, offrant de nombreux avantages par rapport aux techniques traditionnelles de soudures ou de brasages. Largement répandue en Europe, elle se différencie par :
• Sa rapidité : le sertissage est 3 fois plus rapide que le soudage.
• Sa sécurité : détection visuelle du sertissage des raccords.
• Sa simplicité : un système unique pour installations d’eau, de chauffage et de gaz avec toutefois des raccords
spéficiques.
• Son hygiène : pas de risque d’incendie (assemblage à froid),
pas d’oxydes, pas de pollution.

L’utilisation des raccords à sertir s’impose naturellement dans plusieurs cas de figures :
• Partout où la flamme n’est autorisée que sous conditions :
c’est Ie cas des grandes surfaces commerciales, des musées, des monuments historiques, des hôpitaux et plus généralement de tous les établissements recevant du public (ERP).
• Partout où l’utilisation d’une flamme présente des risques de dégradation ou des risques pour l’environnement.
Les exemples sont ici nombreux : Ies installations en plafond revêtu de plaques PSE (risques d’émanation de gaz toxiques), les vides sanitaires, les rénovations en apparent, la présence d’isolants inflammables…

Il existe deux modèles de raccords :
double et simple sertissage.
La méthode de mise en œuvre est la même pour les deux modèles :
1. Couper le tube de cuivre à l’aide d’un coupe-tube.
2. Ebavurer soigneusement le tube afin qu’aucune aspérité
n’endommage le joint du raccord.
3. Essuyer le tube pour éliminer toute trace de graisse ou de
solvant au niveau de l’emboîtement.
4. Contrôler visuellement la présence du joint et emboîter le
raccord jusqu’à la butée en faisant légèrement tourner le
tube.
5. Marquer au feutre l’emboîtement du raccord sur le tube.
6. Vérifier le diamètre de la mâchoire de sertissage.
7.Contrôler que le raccord soit correctement placé en
vérifiant le marquage.
8. Sertir en pressant la gâchette de la sertisseuse jusqu’au
déclenchement du limiteur de serrage.

Pour en savoir plus, consultez la fiche conseil du centre du cuivre

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